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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 16:40

 

Le 8 mai dernier, sur la scène du Grand Bleu ( Lille ) j'étais accompagné d'un orchestre de musique châabi ( musique traditionnelle algérienne ) pour présenter "Les déserteurs", spectacle faisant se rencontrer la chanson française et la musique châabi ( musique populaire algérienne ).

 

Avec ce spectacle, nous avons eu l'occasion de revisiter un certain nombre de standards de la chanson Française,  notamment "l'Affiche rouge" : Un poème magnifique signé Louis Aragon, mis en musique magistralement par Léo Ferré.

 

Mais au-delà de l'aspect musical, "l'affiche rouge", c'est l'histoire devenue intemporelle, de Missak Manouchian et de ses compagnons de lutte : Ces 23 étrangers, ces 23 résistants, amoureux de vivre à en mourir ( dixit Aragon ). Arrêtés, puis fusillés par l'armée allemande le 21 février 1944.

 

 

 


Comme je vous le disais, je trouve ce texte simplement magnifique. Mais, il l'est encore plus quand on sait qu'il est très largement inspiré de cette dernière lettre envoyée par Manouchian à sa Mélinée :

 


Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

 


Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.


Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.



 

Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.



 

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.



 

Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine.

Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.



 

Manouchian Michel.

 

Au moment d'écrire cette lettre, Manouchian ne doutait pas que "chacun aurait ce qu'il mérite comme récompense et comme châtiment". Quelques heures à peine avant son éxecution, il ne doutait pas de la victoire. Savait-il, lui qui "n'avait réclamé ni la gloire, ni les larmes", qu'il passerait à la postérité; qu'il deviendrait une icône intemporelle de la résistance. 

 

Quand nous avons interprété cette chanson, le 8 mai dernier, jour anniversaire de l'armistice, j'ai surtout pensé au fait que ces 23 resistants étaient pour la plupart des étrangers; tout comme ces tirailleurs nord-africains ou sénégalais qui se sont engagés durant cette guerre 39-45. Eux aussi, "morts pour la France".

 

Je suis bien placé pour savoir que tous ces combattants n'ont pas toujours eu la reconnaissance qu'ils méritaient. Mais je voudrais avoir la foi de Manouchian, et croire qu'inévitablement l'histoire finit toujours par remettre les choses à leur place.

 

Quand je lis ce passage :" Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre  ", je pense à tous ces peuples qui après s'être comabattus, entre-tués, après s'être déchirés, insultés, torturés, humiliés, parfois même massacré... ont su, après la guerre, quitter le chemin de la haine pour trouver celui de la réconciliation. Rien que d'écrire ces mots, celà semble tellement dur à envisager et pourtant, l'histoire regorge d'exemples de peuples anciennement ennemis, devenus frères.

 

Aussi, en cette année 2012, en ce cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie; Au moment où certains changements politiques en France nous offrent un climat un peu plus apaisé, je crois qu'il est peut-être temps, qu'à notre tour, français, algériens, et franco-algériens, nous prenions pour de bon le chemin de la réconcialiation. Et, pourquoi pas, comme le rêvait Manouchian à son époque que nous commencions enfin à vivre en "paix et en fraternité".

 

Je sais ô combien les plaies de la guerre d'Algérie sont encore et toujours ouvertes, cinquante ans après; Je respecte grandement toutes celles et ceux qui travaillent sur notre mémoire collective, sur cette page de notre histoire commune; je ne demande à personne d'oublier le passé, d'effacer, certainement pas. Mais je sais qu'il est désormais, grand temps d'écrire ensembe une nouvelle page.

 

Moi, le petit-fils de poilu; moi, le fils d'immigrés algérien, moi, le franco-algérien; citoyen du monde par-dessus tout, je voudrais prendre pour exemple Missak Manouchian, et sa grandeur d'âme. Lui qui avait compris mieux que tout le monde, qu'il y a un temps pour la guerre, un temps pour la résistance, un temps pour les partisans... mais que l'esprit de resistance, c'est aussi et peut-être surtout résister à la haine et aux rancoeurs, lorsque nous vient enfin le temps de la paix retrouvée : ne jamais oublier, qu'on se bat avant tout, pour un idéal plutôt que contre un ennemi. 

 

Des deux côtés de la Méditérannée; et, au sein même de notre société, ici en France, profitons donc de ce cinquantenaire pour choisir de devenir frères. C'est un long chemin, et contrairement à ce que certains peuvent penser, je suis tout sauf naïf : je sais bien que ce chemin peut se révéler tortueux, parsemé de pièges et d'embûches en tout genres. Mais c'est cette voie que je choisis obstinément.

 

Pour tout vous dire, "les déserteurs", c'est ma modeste contribution de saltimbank à ce grand travail de réconciliation que j'appelle de mes voeux. Avec certains de mes camarades saltimbanks, on a monté ce spectacle faisant se rencontrer la chanson française et la musique châabi; deux univers tellement différents, tellement proches.

 

"Les déserteurs", c' est le nom d'un café légendaire d'Alger où se seraient croisés un soir, de grands poètes et de grands chanteurs français ( voire belge pour l'un d'entre eux ;-) tels que Georges Brassens, Léo Ferré, Boris Vian, Louis Aragon, Bernard Lavilliers, Jean Ferrat ou encore le Grand Jacques.

 

Ils se seraient tous retrouvés dans ce troquet, sur les conseils d'un enfant d'Alger, de confession juive, répondant au nom de Lili Boniche. Lili Boniche aimait ce café, il aimait surtout l'orchestre des déserteurs: ces musiciens qui, chaque soir, faisaient vivre ce petit bar au rythme de la musique châabi.

 

Ce soir-là, les uns tournaient au thé à la menthe; les autres à la bière ou au vin; mais tous ne parlaient qu'une seule et même langue, faite de notes et de mots. Musique et poésie, éternelles sources d'évasion, de rébellion, de désertion, de résistances et d'amour…C'est ainsi que jusque'à l'aube, ils se sont mis à chanter les uns pour les autres, à se raconter leurs histoires de "déserteurs".

 

Ce café, ce moment, cette rencontre, sont autant de légendes. Peut-on croire alors ce jeune homme qui nous dit qu'il y était; qu'il a tout vu, tout entendu; qu'il s'en souvient comme si c'était hier, et qui nous invite à revivre cet instant avec lui :

L''auvergnat, Vesoul, le déserteur, Noir et Blanc… orchestrées façon châabi, dans un petit bar d'un quartier populaire d'Alger.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 09:33

 

Eh bien voilà, il arrive !!! Mon premier bouquin sort en librairie le 22 mars. Dans mon dernier article, je vous parlais d'une surprise à 10 balles, c'était lui. Normalement, vous  devriez pouvoir le trouver à peu près partout. ( FNAC, Furet du Nord, librairies indépendantes, Cultura... )

Pardonnez moi au passage le coup de pub pour une grande enseigne, mais 

ON PEUT D'ORES ET DÉJÀ LE COMMANDER SUR LE SITE DE LA FNAC : J'écris donc j'existe

 

Pour en faire la promo, je vous propose de lire ci-dessous l'interview que je me suis accordée à moi-même ( faute de mieux ;-) entre deux concerts : 

- bonjour HK, alors c'est quoi c'bouquin ? 

- En fait, ce bouquin c'est l'histoire d'un "poète urbain" comme on dit, qui nous présente son univers invisible

- Invisible ? 

- Dans notre monde, on peut dire qu'il y a d'un côté les gens dits "normaux" et de l'autre les "marginaux", les "exclus", les "indésirables". Ceux que bien souvent, on ne préfère pas voir. Et puis, il y a aussi ceux qui se cachent. Ceux qui préfèrent rester dans l'ombre... D'une certaine manière tous ces gens sont "invisibles". 

- Ce mec, ce poète urbain, c'est toi ? 

- Pas vraiment. A la base, ce bouquin, je l'ai écrit comme un roman. Mais, oui, bien sûr, j'en ai profité pour parler de ce Roubaix qui m'a vu naître. Pour ceux qui me connaissent par le biais de la musique, ils retrouveront  pas mal de clins d'oeil ici et là. Il y a même certains textes que l'on retrouve comme étant partie prenante de l'histoire. ça leurs donne un écliarage différent, ça peut permettre aussi de comprendre comment ils ont vu le jour.

- Donc, d'une certaine manière, toi aussi tu te caches...  derrière un personnage fictif

- C'est un peu vrai. Disons que ce narrateur, est un peu mon prétexte. Quand on écrit, on met toujours une partie de nous. Mais, on a cette pudeur à ne jamais vouloir dire dans quelles proportions : 10% ? 20% ? 50% ? Plus ? bien souvent, on ne le sait pas nous-même. Le plus important, en tant qu'auteur, c'est l'histoire que tu racontes, les mots et les idées que tu partages.

- Pourquoi ce titre ? 

- Parce que l'histoire de ce mec, c'est l'histoire d'une obsession d'écrire encore et toujours, de raconter son histoire, comme si il s'agissait d'une question de vie ou de mort  "Comme ceux-là qui jadis dessinaient leurs vies sur des murs. Ecris ton histoire, qu'on puisse la lire jusqu' après ta mort".

- Hk,  merci et comme on dit "merde"

- Merci à toi !!!

- Mais de rien, c'était un plaisir

- c'est bon n'en fais pas trop non plus ;-)

 

 

HK-couv.jpeg


 

Je serai au Salon du livre de Paris ( Porte de Versailles ) pour présenter le bouquin 

SAMEDI 17 MARS de 17h00 à 18h30 STAND G 95 EDITIONS RIVENEUVE
En compagnie de Sossie Andezian ("Noel à Bethléem, Le sacré à l'épreuve du politique") et  de Mustapha Nadi ("Le détroit, L'Occident barricadé").
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Et, je serai dans ch'nord

LE MERCREDI 4 AVRIL 

POUR DEUX RENCONTRES

DANS LES FURET DU NORD

DE ROUBAIX ET DE LILLE

 

12h30 à Roubaix (lecture + dédicace )

  17h à Lille (Rencontre + lecture + dédicace)

 

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A BIENTÔT SUR A ROUTE !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:37

 

Salut à vous !!! heureux de vous retrouver après de longs mois de disette bloguistique. Comme certains doivent le savoir, on avait pas mal de boulot ces derniers temps avec le groupe (HK et les saltimbanks), vu qu'on préparait la sortie de notre prochain album ( pour mai prochain, si tout va bien ); et puis, il y avait aussi un autre projet qui m'accaparait; un projet que j'aurai le plaisir de vous présenter, tout prochainement. Mais trève d'excuses et de mystères à dix balles ;-)

Voilà, ci-dessous deux petits textes sur l'actualité politique de ce début d'année 2012. L'un est, disons, un billet d'humour ( "L'élection présidentielle : l'impossible scénario ); et l'autre, une réaction à cette énième sortie douteuse de Claude Guéant ( entre gens civilisés ).

Bonne lecture, 

A très vite.

 

I - Election Présidentielle : l'impossible scénario

 

J'aime les périodes électorales, j'aime voir ces hommes et ces femmes "touché(e)s par la grâce", guidé(e)s par la force du destin, ne connaissant que le "sens du devoir", prêt(e)s à donner de leur vie et de leur sang pour la grandeur de la France (sic). Il m'arrive même de regarder les émissions de politique comme certains vont au cirque ou au cinéma. 

Je n'irai pas jusqu'à écrire ici que nos dirigeants politiques sont des clowns, mais ce sont sans aucun doute de grands acteurs. Et, dans ce registre, mon idole, the "greatest", restera à jamais, the "one and only" : Djacques Cheerac !!! Lui, il était trop fort. Il était capable de vous la faire à l'envers, vous regardant droit dans les yeux, avec son sourire légendaire, et en vous entendant lui dire "merci, Monsieur le Président"

Chirac, c'était du genre à faire reporter son procès pendant près de 20 ans, pour finalement nous dire : "je ne me souviens plus, c'était il y a si longtemps; je suis tellement vieux, et tellement malade...". Et, le pire, c'est qu'on se surprenait à penser que le juge était vraiment un salaud de poursuivre comme ça un vieil homme qui a servi la France toute sa vie !!! Chirac, c'était le plus grand, le plus beau des escrocs, il nous endormait avec classe. Le roi des braquages sans armes, ni haine, ni violence; Gentleman Cambrioleur façon Arsène Lupin ! et puis il avait l'air tellement sympa. On se disait tous qu'il devait être à la vie comme à "l'écran".

Sarkozy, avec l'âge, il commence à avoir un peu de Chirac en lui. Je veux dire qu'il "joue" presque aussi bien que lui. L'autre soir, à la télé, quand même, c'était du grand art !!! Il nous a tout fait. il passait de la mélancolie, à la colère, de la confidence profonde, aux éclats de rire en passant par la force de conviction... En fait, il ne manquait plus que la petite larmouchette. Mais, je vous parie qu'avant la fin de l'élection, il va nous la sortir. Celà lui suffira-t-il cette année pour remporter la palme d'or élyséenne ? Je ne l'espère pas, mais je sais que c'est du genre à ne pas lâcher l'affaire. Sarko, il est un peu comme ces adversaires que l'on déteste mais dont on est bien obligé de reconnaître la force et le talent. Sarko, c'est le David Copperfield de la politique, le roi de l'illusion; il a du "Messi" en lui. Pas Jésus, non; Messi le footballeur. Petit comme lui, vif, rapide, il ne tient pas en place: impossible à marquer. Il bouge, il bouge, il bouge... à vous en donner le tournis. Tu crois le voir au millieu du terrain, et hop, il te fait un passement de jambes à gauche. Il est passé où le ballon ?  Et puis d'un coup, il décroche pour retrouver sa place favorite : l'aile droite !!! Là où il aime flirter avec la ligne de touche, toujours border-line, à la limite du Hors-jeu, à la limite du carton rouge. Mais, avec son pote Guéant comme juge de touche, il s'arrange toujours avec les règles pour que "ça passe". N'oubliez jamais que Sarko est un grand ami de Bernard Tapie, alors si il faut acheter le match pour gagner, il ne s'en privera pas !!!

Et, c'est pour ça que je ne partage pas l'enthousiasme actuel de beaucoup de gens qui pensent que "c'est plié", qu'il ne peut plus passer. 

Mais attention, parce qu'en face, il y a... François Hollande, Ze françois Hollande !!! Ne rigolez pas s'il vous plaît. Hollande, c'est le mec qu'on a sous-estimé tout sa vie. Partout où il est passé, on l'a jamais pris au sérieux. Tout le monde a toujours pensé qu'il n'était qu'un second couteau, un homme de l'ombre... Il n'a jamais fait peur à personne. On le qualifiait volontiers de mec "sympa", "drôle", "amusant", mais certainement pas d'homme "sérieux", "capable"... Et au final, où sont passés les autres ? Et qui reste-t-il ? lui et personne d'autre !!! Il me fait penser un peu à "Kaiser Söze" dans Usual Suspects. Dans ce film, on retrouve une bande d'escrocs notoires tous suspectés d'un crime de grande ampleur. Ils ont tous la gueule de l'emploi, la classe, le style... Tous, sauf un : petit, infirme, voleur sans envergure, ne payant pas de mine. Et, à la fin ( désolé pour ceux qui ne l'ont jamais vu, mais ne pas avoir vu ce film est en soi un crime ;-), on comprend que le "big-boss", la légende, le "killer number one", c'est bien lui, le petit infirme.

Par exemple, quand certains évoquaient un coup monté contre Strauss Kahn, ils pensaient tout de suite à Sarkozy, mais jamais personne n'a osé penser que ça pouvait être un coup de François Hollande !!! Ahah, ça vous en bouche un coin. 

De tous ces débats, de tous ces discours, de toutes ces campagnes électorales, j'en ai finalement retenu une chose : Ce qui compte, ce n'est certainement pas la "vérité"; ce n'est certainement pas le fait de savoir "qui a raison ou qui a tort"; qui a "de bonnes idées"... Non, Ce qui compte, c'est l'histoire que l'on raconte aux français; Et comment on arrive à les embarquer dans cette histoire. Je crois que les aspirants au poste "suprême" se dsent que les gens ont juste besoin de rêver un peu, de senflammer quelques semaines, de rire, de s'émouvoir, d'y croire... Mais qu' à la fin de l'élection, ils comprendront naturellement que le film est terminé; qu'il faut quitter la salle de projection électorale et retourner à la "dure réalité". 

Parce qu'au fond, toutes ces promesses, toutes ces belles paroles, tous ces "moi je sais", "moi je ferai ci", "et moi, ça",  toutes ces postures, ces répliques, ces tirades, ces envollées, ces personnages lyriques, ces décors, cette mise en scène... tout ça, ce n'est que du cinéma.

Alors, puisqu'on se fout de la vérité, puisque ce qui compte, c'est d'avoir une histoire à raconter. Et que plus l'histoire sera tordue et farfelue, plus les gens risquent d'y croire, alors, voici la mienne : 

Il y a très exactement 18 mois, le Président de la République, Nicolas Sarkosy a fait appeler François Hollande, et lui a secrètement donné rendez-vous à l'Elysée. A la tombée du jour, les deux hommes se sont retrouvés à marcher seuls dans les jardins présidentiels, et c'est là que Sarko a proposé une sorte de pacte, à son hôte d'un soir pour qu'ils se retrouvent "en finale tous les deux" au soir du 22 avril 2012. C'est ainsi qu'ils ont d'abord éliminé DSK, rival commun, hautement dangereux. Le piège était grossier, mais comme Strauss Kahn l'était tout autant, ça ne pouvait que marcher !!! Suivant ce pacte encore, ils vont empêcher l'héritière du clan Lepen d'avoir ses 500 signatures. Vous aurez d'ailleurs noté que quand des journalistes leur posent la question sur la présence de Marine Lepen à l'élection, ils font tous deux la même réponse :"Vous ne voulez quand même pas que je m'occupe d'elle ?". Suivant ce pacte enfin, si par malheur un Bayrou ou un Mélenchon montaient un peu trop dans les sondages d'opinion, on leur découvrirait aussitôt une liaison secrète, des maîtresses cachées, une mallette de billets enterrés au fond du jardin, un passé de délinquant sexuel, ou je ne sais quel autre vice, crime ou défaut éliminatoire.

Le Président avait proposé ce pacte à François Hollande, parce que lui aussi pensait que le Hollande ne serait jamais en mesure de le battre. C'était le bon adversaire, le faire-valoir idéal !!! Mais voilà, comme à son habitude, François Hollande a profité de la confiance aveugle qu'on lui faisait pour passer devant tranquil-pépére, en disant même "pardon", "excusez-moi", "je dois passer, on m'attend là-bas, devant".

Le Président ne supporte pas de s'être fait ainsi berner. Aussi, devant son proche entourage, il ne cache plus son agacement extrême, jusqu'à promettre de "butter Hollande si il le faut". Le coup de la farine, la semaine dernière, ce n'était qu'un avertissement en bonne et dûe forme. Le message était clair : "Je peux t'atteindre comme je veux, où je veux. Lâche l'affaire où la prochaine fois, ce ne sera pas que de la farine". 

Pour la fin du film, il me manque deux données de poids : "comment va désormais se comporter Hollande ?". Lui qui va devoir changer de registre. Et oui, le mec qu'on ne prend pas au sérieux, c'est fini. Maintenant, il avance à visage découvert. Est-ce qu'il saura faire ? Et, Sarko ira-t-il jusqu'au bout de ses menaces ??

La suite au prochain épisode...

 

 

II- Entre gens civilisés

Il ne peut pas s'en empêcher Claude Guéant, chaque semaine, il faut qu'il nous en sorte une... Jusqu'à présent, j'ai réussi à m'empêcher de rebondir, pensant qu'il ne fallait pas faire de publicité à ce monsieur.  Mais là, c'est juste plus fort que moi.

Alors, si j'ai tout bien compris, il nous parle cette fois de la nécessité de « protéger » notre civilisation face à d'autres qui seraient donc forcément dangereuses, et hostiles. En fait, la chose que je regrette vraiment dans cette déclaration, c'est Monsieur Guéant ne l'ait pas tenue à Poitiers. Ça aurait eu de la gueule ! 1300 après Charles Martel, là-même où la conquête arabo-musulmane avait été stoppée.

Mais non, Claude, faut pas croire ce qu'on t'a dit à l'école, Charles Martel, n'a pas arrêté les arabes à Poitiers, il a arrêté les arabes à moitié !!! Oui bon, j'avoue, la blague ne vole pas bien haut, mais comprenez-moi, j'essaie de me mettre au niveau du Ministre.

Plus sérieusement, Claude Guéant nous ressort la bonne vieille théorie du Choc des civilisations. Et, j'ai beau essayé d'en rire pour « dé-dramatiser », cette phrase n'a rien d' innocente. Elle reflète un courant de pensée répandu et influent, selon lequel, le monde est constitué de blocs civilisationnels figés, immuables, voués à s'affronter, à se défier. 

Il est clair qu'en cette période électorale, Claude Guéant choisit ses mots avec l'accord de l'Elysée. Aussi, Messieurs Guéant et Sarkozy sont tout sauf incohérents : Ils pensent que dans notre ère mondialisée, tout peut circuler, tout peut s'échanger, sauf les cultures et les valeurs.

Ils ne pensent pas que les différentes civilisations puissent concourrir à l'Histoire de l'humanité; Qu'elles ont toutes en elles une part de génie et une part d'ombre; Qu'elles ont toutes à prendre et à donner; à prendre et à laisser; Qu'elles ont toutes de quoi s'inspirer les unes des autres.

Eux, préfèrent les noter, les classer, les comparer; En plaçant la leur, la "nôtre" en première place, évidemment; nous ressortant encore le bon vieux slogan « nous n'avons pas les même valeurs ».

C'est suivant cette logique que lorsqu'ils parlent d'immigration, ils utilisent la notion d'assimilation, parce que, selon leur pensée, un immigré porte en lui une culture et une civilisation, et que ces notions ne peuvent pas et ne doivent pas se mélanger les unes aux autres. Chaque immigré est donc comme porteur d'un virus. On doit le « vacciner », le mettre en quarantaine, ou le renvoyer dans son pays. C'est une question de « survie » pour notre pays, et plus largement, pour notre « civilisation »... 

Bien sûr, les tenants de cette théorie sont de tous bords. Messieurs Guéant et Sarkozy pourraient donc assez facilement se trouver des alter-égos arabes, juifs, russes, ou chinois... pensant, comme eux, qu'il faut se protéger les uns des autres, ne pas se mélanger; pensant que d'une certaine manière "la guerre" a déjà commencé. Les meilleurs ennemis du monde !!!

Il est bien possible qu'on se retrouve un de ces bientôt, coincés entre les uns et les autres. Et qu'ils nous demandent chacun de "choisir notre camps"; suivant la bonne vieille réthorique du "celui qui n'est pas avec nous est de fait contre nous"... 

Et si nous ne nous laissons pas embarqués, si nous ne suivons ni leur logique, ni leurs raisonnements, nous accuseront-ils les uns et les autres de traîtrise ? deviendrons-nous alors les ennemis ( intérieurs ) de la nation, les ennemis de leur(s) civilisation(s) ?  Serons-nous traités de "lâches" ou de vendus ? Ou serons-nous plutôt de la veine de ces déserteurs qui ne se laissent jamais imposés des guerres qui ne sont pas les leurs, et qui préfèreront toujours choisir eux-même leur(s) cause(s) et leur(s) combat(s) ?

Il y a quelques mois, un ancien « grand dirigeant » européen disparaissait. Il s'appelait Vaclav Havel. Et, notre président ne tarissait pas d'éloges, vantant "une vie tout entière vouée au combat contre le totalitarisme et pour la tolérance, la promotion des droits de l'Homme et la lutte contre l'oppression..."

Alors, pour finir, on peut se rappeler ces quelques mots de Monsieur Havel, simples mais remplis de bon sens : « nous vivons désormais au sein d’une seule et même civilisation globale ».

La pensée de Monsieur Havel était en effet opposée à celle de Guéant-Sarkozy, qui pensent comme leur « gourou » Samuel Huntington ( auteur du « choc des civilisations » ) que "la civilisation universelle qui rassemble des hommes du monde entier partageant les mêmes valeurs de démocratie, et de droits de l'homme, ne représente qu'une infime part de la population mondiale, ce qui est insuffisant pour donner une civilisation universelle homogène ».

Si il est un combat dans lequel je me laisserais embarquer volontiers, c'est bien celui-là : faire partie de cette infime part de la population mondiale, parmi quelques autres déserteurs de mon espèce.

 

"On s'ra des centaines, des centaines de milliers, des millions"

in "No Pasaran" ( HK et les saltimbanks)

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 22:50

 

C'était en mai 2010, en Région parisienne, à l'occasion d'une manifestation commémorant la Nakba*. 

Au programme du jour : une rencontre-débat avec un célèbre diplomate français, ancien résistant et co-auteur de la déclaration universelle des droits de l'homme ; suivie d'un instant "concert" proposé par une bande de saltimbanques de fortune roubaisiens.

Le célèbre diplomate, vous l'aurez deviné, n'était autre que Stéphane Hessel. Alors bien sûr, aujourd'hui, c'est facile, tout le connaît le lascar. Mais cette rencontre, c'était juste avant le phénoménal succès de son pamphlet "indignez-vous !". Et donc, dans l'immense salle des fêtes, nous n'étions pas plus de 50.

Les organisateurs semblaient si fers de l'avoir comme invité d'honneur. Je me revois encore demandant à mes amis : "c'est qui ?". Et oui ! oserais-je l'avouer, je ne savais pas qui il était. Je n'étais pas le seul d'ailleurs. Mais, Smartphone aidant, nous avons pu, très vite, lire la biographie complète de ce Monsieur : Impressionnant !!!

Et voilà qu'il apparaît dans la salle avec son petit "air de rien", presque guilleret. Avec Saïd ( Alias Toufik ), et quelques autres "néo-fans", on s'empresse d'aller faire la photo avec la star du jour. 

Dans la petite vidéo ci-dessous, filmée justement par Saïd, vous pourrez voir que je me la raconte un peu, genre : "Mais c'est Stéphane Hessel, voyons !!! qui ne connaît pas Stéphane Hessel !!?".

Et, on peut voir aussi que, ô scandale, Stéphane Hessel n'avait pas le CD d'HK et les saltimbanks ;-)
 

 

 

Plus sérieusement, je me souviens que ce jour-là, il s'était présenté à nous comme étant un "vieux monsieur". Je me suis rappelé alors qu'en arabe le vieux monsieur se disait "Kébir", ce qui signifie aussi " le grand monsieur".

Avec le grand monsieur, nous nous recroisés deux fois, en marge d'autres événements militants : En 2010 toujours, en soutien au tribunal Russel pour la palestine, au cabaret sauvage ; Puis en février 2011 à Evreux, lors d' une journée autour de l'esprit de résistance, organisée par une amie enseignante.

En février 2011, justement, on venait de sortir notre album "citoyen du monde" ( partisan d'un monde sans frontières...). Certaines critiques nous reprochaient à l'époque notre côté "peace & love", "naïf", "manichéen", "facile", etc... Alors quand, ce jour-là, j'ai vu sur une table le livre de Stpéhane Hessel intitulé "Citoyen sans frontières", et que j'ai pu en parcourir quelques pages, toutes ces critiques m'ont paru soudain tellement dérisoires. Ce qu'on disait, à notre façon, à notre modeste niveau, et en musique, était comme "validé" par la pensée d'un grand résistant !!!

En mai 2011, Farah C, journaliste à l'Humanité, me proposait de rencontrer Stéphane Hessel une quatrième fois. C'était en marge d'un concert de soutien au journal fondé par Jaurès. Les organisateurs voulaient rendre hommage au "grand monsieur". Il devait venir lire "en live" un extrait de son pamphlet "Indignez-vous" ; et, on m'avait demandé si je pouvais, suite à sa lecture, mettre en musique une partie de son texte. Je devais être accompagné, sur scène, par Manuel Paris, guitariste d'HK et les saltimbanks, ainsi que par le saxophoniste Rodolphe Lauretta et ses musiciens. 

Le projet était beau, et j'étais honoré qu'on fasse appel à moi. Un tel hommage à un tel monsieur, ce n'est pas rien !

Dans un premier temps, je n'ai pas réussi à mettre en musique le texte "indignez-vous". Il n'était malheureusement pas du tout adapté au format "chanson" ou "slam". Alors, je me suis dit que "hommage pour hommage", j'allais essayer d'écrire un texte, fidèle à l'original, reprenant peut-être quelques mots forts, mais un texte, englobant plus largement l'oeuvre, l'histoire et le discours de Stéphane Hessel. 

J'avais peut-être été inconscient ou prétentieux, en tout cas, c'est vrai, je m'attaquais à une montagne. Et, j'ai bien des fois failli faire demi-tour. J'avoue avoir passé quelques nuits blanches devant quelques pages blanches. Je me suis un peu la pression pour écrire ce texte en me disant "qu'en pensera-t-il ?", "est-ce qu'il s'y reconnaîtra vraiment ?", "tout est-il bien fidèle ?", "ai-je le droit d'écrire ça ?"... 

Finalement, je crois y être arrivé. J'ai fini un texte qui me plaît, et qui j'espère lui plaira. Avec mes amis, nous avons composé la chanson, que nous avons pu chanter lors de ce concert de soutien. Malheureusement, les organisateurs n'avaient pas pu prendre contact avec Stéphane Hessel. Il n'était pas là.

Mais, la chanson existe, et nul doute qu'on aura bientôt l'occasion de la chanter sur scène. Et, peut-être même que le grand monsieur pourra alors l'entendre.

D'ici-là, voilà, ci-dessous, le texte en question : 


"Indignez-vous !"

 

 

 

Je me suis levé un matin

Sombre jour de l'existence

J'ai levé la voix et le poing

Quand la règle était le silence

 

J'en ai vu monter dans des trains

Partir dans un brouillard immense

Je ne pouvais être ni complice, ni témoin

Je suis entré en résistance

 

Une voie pavée d'espérance

Peuplée de femmes et d' hommes debout

Un choix, comme une évidence

Entre potence et corde au cou

 

Je suis revenu de si loin

Je rends grâce à mon étoile

La mort m'a oublié en chemin

A dora et a Buchenwald

 

93 ans je peux croire

Que ma fin n'est plus très loin

93 ans voici ma mémoire

Prenez en le plus grand soin

 

L'indignation obstinément

Dans un monde au garde à vous

Soyez de ceux qui marchent contre le vent

Mes amis, indignez-vous !

 

 

Indignez-vous !”

C'est un vieux monsieur qui vous parle

Brandissant son étoile

 

 

Pensez-vous donc qu'aujourd'hui

Les motifs de soulèvement nous manquent

Quand nos propres vies sont à crédit

Sous la dictature des banques

 

L'argent commande aux actionnaires

Eux-mêmes commandent aux présidents

Qui ordonnent aux gens ordinaires

D'exécuter bien gentiment

 

« Toute cette nourriture invendue

Jetez-la donc à la poubelle

Et au-dessus du tas d'ordure

Versez-moi dix litres d'eau de Javel »

 

Voilà le monde qui est le nôtre

Absurde, cruel, et sans pitié

Jusqu'à ce que frappe à notre porte

Ce maudit seuil de pauvreté

 

Les droits de l'homme mis en jachère

Vendus, en portions individuelles

Quand la crise alimentaire

S'éternise devant l'Eternel

 

Mais miracle quand des milliards

Sont trouvés dans la seconde

Pour sauver Maître dollar

Et tous les banquiers de ce monde

 

 

"Indignez-vous !”

C'est un vieux monsieur qui vous parle

Brandissant son étoile

 

 

Nos chaînes sont certes moins visibles

Qu'aux sombres temps de l'esclavage

Mais nos esprits sont pris pour cibles

Qu'ont-ils fait de notre héritage

 

Compétition à outrance

Amnésie généralisée

Produits de consommation de masse

Pour une jeunesse anesthésiée

 

Il est grand temps, mes amis

De rallumer enfin les étoiles

Qui ont guidé toute sa vie

Ce vieux monsieur qui vous parle

 

J'ai été cet arménien

Je suis toujours ce juif allemand

Je suis le peuple palestinien

La justice est mon seul camps

 

Soyez, citoyens sans frontières

De ces peuples qui se soulèvent

Contaminez la terre entière

De vos révoltes et de vos rêves

 

Indignez-vous, c'est votre droit

Et en mémoire de tous ceux-là

Qui meurent chaque jour de ne pas l'avoir

Ce droit est de fait un devoir

 

 

”Indignez-vous !”

C'est un vieux monsieur qui vous parle

Brandissant son étoile

 

 

-------------------------------------------------------

* La Nakba ( également orthographiée Naqba ) est issue du terme arabe signifiant "la catastrophe", et c'est par ce terme que les palestiniens font référence à l'exode de 1948 où environ 700 000 Arabes palestiniens quittèrent ou furent expulsés de leurs villes et villages et se virent refuser tout droit au retour sur leurs terres tant pendant qu'après le conflit.


 

 


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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:30

 

La semaine du 16 au 20 mai 2011, j'étais l'invité de la semaine du journal l'Humanité. L'occasion pour moi de commenter l'actu au jour le jour dans le journal de Jaurès. voici donc les 5 textes en question :

 

Vendredi 20 mai : Mon rêve pour 2012

 

C'était en 2005, à l'occasion du referendum sur le traité européen. Ils étaient tous là, côte à côte, coudes collés. Ils étaient la « Gauche du non ». Mais, tout le monde avait compris qu' ils n'étaient pas que contre ; ils incarnaient une autre voie, celle d'un autre monde possible.

En 2007, j'ai rêvé comme beauoup d'une candidature unitaire de cette gauche, en communion avec le mouvement social, associatif, avec ces millions de citoyens utopistes. J'aurais tant aimé que nos leaders de l'époque s'unissent à nouveau pour transformer l'essai de 2005. La suite malheureuse , vous la connaissez.

Aujourd'hui, on ne peut que constater l'étendue des dégâts occasionnés par cinq années de sarkosysme : précarité, division, xénophobie, retour des privilèges...

La situation est assez grave pour pour invoquer l'union sacrée, et remettre le couvert de 2005. Nous devons, cette fois, être ensemble au rendez-vous de l'Histoire.

Je sais que les obstacles à cette démarche sont nombreux. Le premier d'entre eux: la nature même de l'élection présidentielle, centrée autour d'une personne, issue, dit-on, forcément d'un parti. Je comprends bien la difficulté pour tel ou tel parti de se ranger derrière une personnalité issue d'une autre organisation.

Alors, pourquoi ne ferions nous pas de cette élection un referendum pour ou contre une nouvelle République? Une république ne laissant aucune place aux intérêts privés; redonnant au mot démocratie tout son sens; ; contre toute personnalisation à outrance du pouvoir; visant non pas l'enrichissement individuel, mais la quête d'un équilibre entre riches et pauvres...

Dans ce cas, le nom à mettre sur le bulletin de vote ne serait plus un problème. Notre gauche est peuplée de personnalités respectables, dont une pourrait facilement être acceptée par tous. Messieurs dames, dirigeants politiques, le peuple de gauche ne rêve que d'une chose : partir à la bataille, unis et solidaires. A vous de jouer !

 

 

 

 

 

Jeudi 19 mai : Stars du macadams

 

Je suis né à Roubaix. Cette ville, « la plus pauvre de France », porte en elle une richesse inestimable : l'histoire collective et individuelle de ses habitants qu'ils soient Français de toutes origines, qu'ils soient portugais, algériens, sénégalais, italiens, turcs, indonésiens.

Mon quartier, c'est le monde. Mon quartier est la preuve vivante que l'histoire des hommes, c'est l'histoire de la migration des peuples.

Nos quartiers regorgent de talents. Je sais que nombre d’entre eux n’ont pas conscience de ce qu’ils ont entre les mains, qu'ils pensent être des « incapables ». Je me souviens de cette phrase du rappeur Akhenaton ( du groupe IAM) à propos de la jeunesse des quartiers : « on nous a fait croire qu’on était des merdes, et à force on l’a cru : le stéréotype a pris le dessus ».

Il y a chez nous, tellement de jeunes géniaux qui, faute de confiance en eux, finiront peut-être dans une cave. Des « stars du macadam », des stars qui s’ignorent ou qu’on ignore ; des étoiles qui peut-être voleront en poussière, mais des étoiles, quoi qu’on en dise.

Notre histoire commune devrait aussi être celle de l'égalité. Mais, l'égalité a fui nos quartiers, il y a bien longtemps.

La discrimination est un acte criminel. Nous devons la considérer comme telle. Car elle détruit nos quartiers et brise les destins de ceux qui y vivent; en même temps qu'elle anéantit tout projet commun de société. Comment voulez-vous parler légitimement de « devoir » à quelqu'un que l'on prive du droit à l'égalité ?

J'ai entendu un jour quelqu'un parler de tolérance zéro à l'encontre de jeunes délinquants. J'aimerais qu'on puisse surtout appliquer ce concept à tous ceux qui pratiquent la discrimination : qu'ils soient chefs d'entreprise, bailleurs de logement, banquiers ou dirigeants politiques.

A leur encontre, je serais radical. Car, comme disait l'autre, la discrimination est un poison, à la base même de notre société, la cause de bien des maux.

 

 

 

 

Mercredi 18 mai : La révolution de l'Olivier

 

« La révolution arabe frappe aux portes d'Israël. », voilà ce qu'on pouvait lire lundi dans le journal « Haaretz ». L'éditorialiste, tout comme la société israélienne, en semblait presque étonné. Pensaient-ils donc que les palestiniens resteraient aux portes de la révolte quand les mots liberté, justice, et démocratie fleurissent dans toute la région ? Il était écrit que le printemps arabe passerait par la Palestine, il ne pouvait pas en être autrement. Restait juste à savoir quand et comment. Finalement, ce fut cette marche simultanée de réfugiés palestiniens aux frontières syriennes, libanaises, et de Gaza, le jour anniversaire de la Nakba.

Ce jour-là, par la répression sanglante dont ils ont fait preuve, une fois de plus, les dirigeants israeliens ont montré à ceux qui en doutaient encore, qu'ils ne valaient pas mieux que tous ces dictateurs arabes déchus ou en voie de l'être. Et, qu'ils méritaient sans aucun doute le même sort.

Depuis des années, Israel rime avec impunité. Sûr de sa force et du poids de ses alliances, son Etat-Major affirme n'avoir de compte à rendre à personne, il dit pouvoir agir comme bon lui semble sur « son territoire », et, pour lui, la Palestine fait partie de son territoire.

Israel bafoue le droit international, il humilie l'ONU et ses alliés de toujours. Il est temps que cela cesse. Comment peut-on intervenir militairement contre Khadafi, prendre des sanctions contre le régime syrien, et laisser encore et toujours Israel agir à sa guise ?

En janvier, les tunisiens scandaient « la mort vaut mieux que Ben Ali ». Aujourd'hui les palestiniens nous redisent avec force que la mort vaut mieux que l'occupation. Et, demain, des deux côtés du murs, ils seront encore plus nombreux à se soulever. Avec, je l'espère, l'appui de citoyens israéliens anti-colonialistes : Liberté, droit et justice, sont l'affaire de tous ceux qui s'y reconnaissent. Et le printemps arabe n'est rien d'autre que le printemps de la liberté.

 

 

 

Lundi 16 mai 2011 : DSK et la femme de chambre

 

 

Il était le plus grand, le plus fort. Il caracolait en tête des sondages, à la manière du petit cheval blanc : tous derrière et lui devant. Son nom tenait en trois lettres, comme cet ancien grand président. Mais, ironie de l'histoire, c'est à l'Aéroport JFK que le rêve américain de DSK semble avoir pris fin. « De quoi s'agit-il ? » : c'est en ces termes que DSK s'est adressé aux poiciers venus l'arrêter. Eh bien Dominique, il semblerait qu'une femme de chambre vient de t'accuser detentative de viol : Tu lui aurais couru après, tout nu, dans cette chambre d'hôtel que tu aurais pris soin de fermer à clé.

Question tordue : pourrait-il s'agir d'un simple malentendu ? DSK aurait-il pu confondre cette employée avec l'escort girl qu'il avait commandé ? Avec un bon avocat, ça peut passer.

Excusez moi d'en rire, c'est vrai que, pour le coup, l'accusation est grave. Peut-être un peu trop grave pour le parano que je suis. Je n'aime pas DSK le bling-bling; je n'aime pas ce qu'il représente en tant que boss du FMI, en tant que socialiste « capitalismo-compatible »; mais je ne le crois pas assez bête pour faire une telle connerie. Peut-être que je surestime l'homme ou peut-être que je sous-estime sa pathologie sexuelle. Parce que, oui, tout le monde le sait, DSK est un chaud lapin.

D'ailleurs, que nous aurait dit La Fontaine si il était encore des nôtres ? Aurait-il ré-écrit pour l'occasion sa célèbre fable du lièvre et de la tortue : « Rien ne sert de courir les filles, il faut partir à point »? Mais, dans ce cas, qui serait la tortue ? Et, qui aurait pu tendre un tel piège à DSK ?

Anne Sinclair pour se venger de tant d'humiliations ? Un ouvrier grec pour les même raisons ? Sarkosy, aidé par la DST ? François Hollande ou Martine Audry à qui pourrait profiter le crime ? Marine Lepen, parce qu'elle a une belle tête de coupable ?

Quoi qu'il en soit : Polar, Thriller, Vaudeville, ou drame Shakespearien, le film est loin d'être fini.

 

 

 

Mardi 17 mai : Noyez le poisson

 

On vit une époque formidable : le savoir du monde au bout d'un clic ; l'évolution de notre planète « en live & direct », à portée de zapette. On sait tout, et paradoxalement, on ne sait rien. Perdu dans ce trop plein d'information, le citoyen averti a laissé place au zappeur fou.

Souvenez-vous de ce gigantesque Tsunami à Fukushima, il y a deux mois déjà, un siècle, une éternité... Et depuis, il s'en est passé des choses. Il y a eu, par exemple, cette guerre éclair en Libye, d'après un scénario origénial de Bernard Henry Sarkolevy. Je dis éclair, parce que comme cette guerre ne fait plus les gros titres, je devine qu'elle est terminée. Ou alors peut-être qu'une guerre qui s'enlise, ça n'est pas assez vendeur.

Je suis allé poser la question au directeur de l'information d'une grande chaine de télé. Voilà ce qu'il m'a répondu : « L'info, c'est comme un bon film d'action. Le bon film doit pas durer plus d'une heure trente; Eh bien la bonne guerre, elle doit pas durer plus de six jours, sinon, le télespectateur il s'emmerde, et il zappe. Ou alors, il nous faut des rebondissements, des images inédites, du sang, du sexe aussi si possible. Par exemple, si on trouvait des images de Khadafi faisant sauvagement l'amour à une de ses amazones, d'un coup, ça referait la une. »

J'ai compris : au diable les les catastrophes nucléaires, au diable les guerres mondiales, les révolutions, l'execution de Ben Laden... Il y a des choses bien plus importantes, un mariage princier par exemple. Et les téléspectateurs ne s'y sont pas trompés : ils ont été 2 milliards à suivre cet événement historique !

Et, ce qui compte aujourd'hui, c'est l'audimat. Ceux qui paient, ce sont les annonceurs, pour une poignée « temps de cerveau disponible ».

Nous voilà donc Hypnotisés devant notre petit écran, victimes consentantes d'un système qui nous relègue au rang de « consommateurs ». On ne se révolte pas, on ne se soulève pas, on s'allonge... sur notre canap'

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 22:36

 

J'ai toujours été fan de Lilian Thuram, ce célèbre défenseur de l'équipe de France championne du monde en 1998. Ce latéral droit aux folles enjambées sur le terrain. Celui qui n'a marqué que deux buts dans sa carrières, tous les deux, en demi-finale de la coupe du monde le 8 juillet 1998 ! 

Tout le monde se souvient, de la pose qu'il avait pris sur le terrain après son second but : Genoux à terre, buste droit, regard au loin, l'index et le pouce droit posés sur son menton... façon James Bond, ou peut-être plutôt Malcolm X. Parce que oui, en dehors du terrain, armé de ses lunettes d'intello et portant fièrement sa culture, son histoire et sa couleur,  il ressemblait à un de ces enfants retrouvés de Malcolm.

J'ai toujours aimé le joueur, et le bonhomme, sur le terrain, comme en dehors : combattant, intègre, droit, et juste. Ceux qui me connaissent un peu savent bien que je n'ai jamais vraiment goûté l'histoire des chants patriotiques chantés à pleins poumons. Et, pour le coup, le Lillian, il y allait franco sur la marseillaise avant chaque rencontre. Et pourtant, même là, je le kiffais.

Il chantait tellement faux ! tellement fort ! c'était un massacre !!! Il s'époummonnait, il donnait de sa personne, et, je l'avoue, c'était à chaque fois un pur moment de bonheur et de fou-rire pour le téléspectateur assidu que j'étais. Et je n'étais certainement pas le seul. D'ailleurs, je ne voudrais pas créer de discordes entre anciens camarades de jeu, mais si vous pouvez revisionner les images à l'occasion, vous verrez bien des fois, au moment des hymnes, certains de ses collègues s'empêchant de rire ou faisant mine de se boucher les oreilles.

Bref, quand j'ai appris hier que Thuram était en Palestine, près de Ramallah, pour inaugurer le stade international de EL-Bireh. J'ai, une fois de plus, été fier de lui, et, en même temps, je n'ai pas été surpris. Toujours fidèle à lui-même : combattant, intègre, droit, et juste.

Alors, certains diront : "ce n'est que du football". oui, certes, mais le Football, comme la musique, sont autant de signes de vie. Et, d'ailleurs, hier, devant ma télé, en voyant les images de thuram à El-Bireh, je suis retombé quatre ans en arrière.

En ce mois de juin 2007, avec mes camarades saltimbanks du Ministère des Affaires Populaires, nous étions en Palestine, pour un concert au Pied du Mur, dans le camps de réfugiés d'Aïda. Ce jour là, nous avions été accueillis, une sacrée équipes de minots qui devaient avoir entre dix et quatorze ans, des étoiles dans les yeux, et un ballon dans les mains de leur capitaine.

 Aujourd’hui encore, je me souviens de leur visage, je me souviens même de leurs noms : Zidane, Ronaldinho, Kaka… Ils se disputaient sur ce qui semblait être le centre absolu de leurs pré-occupations quotidiennes : « qui du Milan AC, du Real de Madrid ou de Barcelone est la meilleur équipe ? ».

Et comme nous étions là, ils en profitaient pour essayer de trouver des alliés de circonstance, des arbitres. J’avoue qu’à l ‘époque, de ces trois clubs, le real Madrid avait ma préférence. Mais, sur le coup, je n’ai pas osé me fâcher avec un bon tiers des gamins du camps. A ce moment j’ai fait preuve d’une grande lâcheté, je l’avoue ! J’apprenais à ma façon la diplomatie géo-politique ;-)

J’ai même essayé de jouer au petit soldat de l’onu en leur disant que c’étaient les trois meilleures équipes au monde… A égalité ! Mais rien n’y faisait, je devais choisir. Alors, prenant mon courage à deux mains, j’ai fini par leur dire la vérité en face, les yeux dans les yeux ! « D’après moi, la meilleure équipe au monde, c'est évidemment… L’Olympique de Marseille ! L'équipe des années 90, biensûr !!!  ». Pour le coup, là je m’étais fâché avec tous. Premier grand échec diplomatique de ma toute jeune carrière. Je les revois encore, incrédules, déçus, et dépités. J'avais beau leur parler enthousiaste, de Waddle, Papin, Cantona, Carlos Mozer, Abedi Pelé... Je sentais bien que quelque chose venait de se casser entre nous.

Et, très vite, ils m'ont laissé seul, abandonné à ma douce nostalgie marseillaise et s’en sont allés chercher un autre avis, moins farfelu, auprès d’un de mes amis saltimbanques.

Nous avons fini par regler ce léger differend autour... d'un match de foot, évidemment. Et, en guise de troisième mi-temps, nous avons fêté la victoire de l'équipe locale par un concert familial sous le soleil.

Juste après ces moments de bonheur partagé, après les photos, signatures, échanges de sourires et de remerciements ; juste avant notre départ, un des minots vient vers moi, et, me montre le mur de son index, ce mur que j'avais déjà oublié. Puis il me dit :  « you… you break the wall !? ».

Comme un coup sur la nuque, comme un retour brutal à la triste réalité. Nous n'étions pas à Madrid, Marseille, Barcelone, ou Milan… Nous étions à Aïda, dans un camps de réfugié, dans une prison à ciel ouvert. Ce jour là, c'est vrai, j'ai eu honte de repartir chez moi, dehors, et de les laisser chez eux, dedans.  

Aujourd'hui, quatre ans après, je me dis, peut-être naïvement, que parmi ces footballeurs qui bientôt porteront le maillot de "la Palestine" en compétition internationale, il y aura au moins un de ces minots. 

Et qui sait, peut-être que ce gosse qui me demandait de casser le mur, fera partie de ces onze ambassadeurs ( sans compter les remplaçants ;-) qui casseront ce mur eux-même, de leurs propres pieds, à chaque rencontre, à chaque voyage, à chaque but. Et, de même, quand des équipes du monde entier viendront jouer dans ce nouveau stade, ce sera, chaque fois, d'une certaine manière, un morceau du mur qui s'effondrera.

Alors oui, je vous le concède, on est là que dans le symbôle. Mais le symbôle fait partie du combat politique. Il n'en est qu'une partie, une petite partie, mais une partie bien visible. Et, il peut même, bien souvent, être un levier considérable. 

Alors, je dis juste : Bravo Monsieur Thuram pour avoir mis votre "aura" au service de ce symbôle, et d'avoir fait votre part, dans ce combat pour la justice et le droit du peuple palestinien à exister, à vivre libre, à voyager, à inviter le monde, à jouer au foot par exemple...

Lillian, tu viens de marquer le troisième but de ta carrière, et quel but !!! d'une frappe surpuissante, tu as transpercé le mur. Le ballon, comme un souffle de liberté, est passé au-dessus du gardien du poste de contrôle militaire, pour finalement se loger en pleine lucarne. Tu peux la refaire une nouvelle fois ta pose à la Malcolm, mais, cette fois steuplé, fais la nous avec un V à la mode Palestinienne. 

 

 

 

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:26

 

L'expression est de Noël Mamère, si je ne m'abuse, vantant les "qualités" de commercial du président de la République française.

À l'heure de l'affreuse tragédie nucléaire de Fukushima, cette formule m'interpelle forcément. Je la trouve tellement vraie, affreusement vraie. Le Président lui même se vantait, à cette époque, d'être le meilleur des VRP, décrochant les contrats comme on vend des petits pains. Ses deux spécialités, il est vrai, étant la vente de centrales nucléaires, et la vente de mirage.

D'ailleurs, il a bien essayé de vendre les deux à son « ami » Khadafi, dans une sorte de package militar-nucléaire. Khadafi, qu'il reconnaît aujourd'hui comme étant un « dictateur fou ». Mais, entre nous, il faut être complétement taré pour vouloir vendre une centrale nucléaire et des armes à un fou !!!

Mais tout ça, c'est du passé. Notre président a survécu à sa Khadafite aigue. Guerrison miraculeuse, après l'apparition de saint BHL en personne qui lui aurait ordonné de bombarder son "ex-ami" avec les mirages qu'il ne lui a pas vendu. Vengeance !!!

Khadafi, qui, pour se venger de la vengeance, dit avoir financer la campagne présidentielle du candidat Sarkosy. Et lui demande remboursement. Mensonge ??? Mais, si c'était vrai, pensez-vous que Sarkosy devrait rembourser Khadafi en cash ou en centrales nucléaires ? 

PLus sérieusement, où est la logique dans tout ça ? Celle d'un VRP d'Areva, en effet, sans scrupules; et sûr de son fait. Son boulot, c'est de vendre du nucléaire, alors il vend du nucléaire. Il est numéro 1, il doit le rester, il y a des parts de marchés à prendre, des clients à fournir, des thunes à s'faire, Bamos !!! Toute autre considération serait malvenue.

La République, par définition, c'est le bien commun, et non pas les intérêts privés. La démocratie, c'est « le pouvoir au peuple ». Mais j'ai parfois cette étrange impression que nous sommes gouvernés par une bande de savants fous, d'apprentis sorciers et... de commerciaux à la solde d'intérêts économiques privés.

Dans « on lâche rien », nous écrivions que « la République se prostitue sur le trottoir des dictateurs »;  On se rend compte surtout qu'elle travaille pour le compte de grands lobbys industriels comme autant de « proxenètes », qui lui commandent de ramener encore et toujours plus d'argent.

Tout le monde à le droit de faire de l'argent, là n'est pas le problème. Le problème, c'est quand l'argent à pris le pouvoir sur tout : sur nos principes humains, sur notre patrimoine écologique, sur notre équilibre social, géopolitique, et planétaire, sur nos libertés et sur nos choix...

Avant-hier, on nous disait qu'un accident comme Tchernobyl ne pourrait plus se produire aujourd'hui. Hier, on nous disait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter sur ce qui se passait à Fukushima. Aujourd'hui, on nous dit que ce qui se passe là-bas ne pourrait jamais arriver en France. Demain, on nous dira que si c'est arrivé en France, c'est de la faute à Malchance. Et après demain, nous aurons tous, définitivement et joyeusement, « Niqué la planète ».

Ne pensez-vous pas qu'au regard de ce qui se passe aujourd'hui au Japon, on pourrait au moins débattre publiquement de la pertinence du choix « nucléaire », avec un vote à la clé ?

N'est-ce pas là, un enjeu majeur pour une société que de pouvoir faire ses propres choix énergétiques et ne pas se les voir dicter ? Si un tel réferendum avait lieu, peut-être qu'en fin de compte, les français valideraient majoritairement l'option « nucléaire », mais au moins ils l'auront décidé par eux-même, pour l'idée qu'ils se font du bien commun, et non pas par décret du VRP d'Areva.

Mais oui, il se peut aussi qu'ils en décident autrement. Et, de même, d'autres pays pourraient très bientôt tourner la page du nucléaire. Alors, dans ce cas, nous participerions peut-être à la fin d'un monde, et aux prémices d'une nouvelle grande aventure humaine : la quête de "l'équilibre". 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 15:10

 

 

Alors qu'un tout récent sondage placerait Jean Marine Le Pen en tête des intentions de vote du premier tour de la prochaine élection présidentielle, je ne peux m'empêcher de penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et, en l'occurence, pas de feu sans pyromane. En effet, Jean-Marine en est arrivé là, en suivant les petit cailloux semés par notre petit poucet national.

Cette route qu'ils empruntent tous deux main dans la main; cette voie qu'ils voudraient tous nous faire suivre, est un chemin  vieux comme le monde, tracé par d'illustres ancêtres templiers :   

Chemin faisant, les voilà donc tous deux, guillerets, presque amoureux, chantant en choeur cette hymne de Michel Sardou : "Que soit béni le temps des colonies". Petit poucet se risque même à remix de circonstance : "que soit béni le bon vieux temps des croisades". Ah les guerres de religions, ça c'était des vraies guerres !!! 

En plus, tout était tellement plus simple à cette époque : en Europe, il y avait les gentils chrétiens et, là-bas, en musulmanie sauvage, il y avait les méchants sarrazins. Tout allait bien.

Jean Marine et petit poucet, malheureusement pour eux, ne vont pas pouvoir tout de suite déclarer une grande guerre de religion... Alors, pour éviter toute frustration, ils ont inventé le concept "d'élection de religion". La guerre se fera donc dans les urnes.

Et oui, parce que, le problème aujourd'hui, c'est que les méchants ne sont plus seulement là-bas, mais aussi ici chez les gentils ; et que les gentils, ils sont aussi un peu là-bas chez les méchants. Par contre, pour être tout à fait précis, il faut savoir que là-bas, il y a aussi des gentils sarrazins, si si, des sarrazins chrétiens. Et, horreur, malheur, quand ils prient, ça leur arrive de dire « allah wakbar » et des fois aussi, « inchallah » ; ils ont des Jellabas, et même des barbes. Question : peut-on dire alors que ce sont des vrais gentils ?

Ce que je veux en viendre par là ; c'est que les gentils méchants de là-bas, ils prient le même Dieu que les gentils de ici et même que les méchants de là-bas. Est-ce que vous avez bien suivi ou je répète ? ( relisez ça ira plus vite ). Donc, en vérité, tout le monde il est gentil... sauf les méchants évidemment.

Pour approfondir la question, le Petit Poucet nous a dit qu' il fallait un grand débat national sur la laïcité.

  • C'est quoi la laïcité ?

  • La laïcité, c'est quand les gentils acceptent de vivre en paix avec les méchants à condition que les méchants acceptent de devenir un peu plus gentil ou au moins de pas montrer qu'ils sont méchants. Et que les méchants acceptent de vivre en paix avec les gentil à condition qu'ils essaient pas de les rendre méchants. Ce qui est quand même la moindre des choses dans un pays de gentils.

  • Mais je comprends plus... On est dans un pays de gentils ou dans un pays laïc ?

  • En fait, on est dans un pays gentiment laïc. Parce que la Laïcité, on a beau dire, c'est quand même un truc de gentil. T'as déjà vu toi, un méchant accepter des gentils chez lui ???

  • Bah ouais, les gentils méchants de tout à l'heure, ça fait des siècles qu'ils vivent là-bas.

  • Ouais mais, en vrai, entre nous, ils ressemblent trop à des méchants pour être gentils

  • Ah ouais, c'est vrai.

Finalement, le problème avec la laïcité, c'est quand les méchants veulent pas cacher leur méchanceté. Ou quand, au contraire, les femmes des méchants la cachent trop leur méchanceté. Et puis, au fond, la laïcité c'est pas fait pour les méchants, parce que quand bien même, un méchant qui cache qu'il est méchant, c'est pas net. C'est soupçonneux. Moi, ça m'rassure pas d'savoir que mon voisin méchant me cache des choses. Quand il me sourit, j'aime pas ça. Il voudrait peut-être me faire croire qu'il est gentil, mais c'est écrit sur sa tête qu'il est méchant. Conclusion, les méchants sont fourbes et cruels. Par définition, on peut pas leur faire confiance. Donc; il faut oublier la laïcité et en revenir à nos racines chrétiennes, dixit le Petit Poucet. Voilà qui réglera tous nos problèmes.

Eh bien nan, parce que les méchants ils nous disent que eux aussi, ils ont des racines chrétiennes et même juives !!! et d'ailleures, au fait, les juifs, ils sont gentils ou méchants ? Certains portent une barbe, ce qui tendrait à les rendre méchants. Certains d'entre eux disent « inchallah », ce qui corobore. Ils ne mangent pas de porc, ils se coupent le Zizi, leurs femmes portent même parfois un foulard... il n'y a donc aucun doute possible, ce sont des gentils.

Le mot de la fin reviendra donc naturellement au petit poucet pour une dernière allocution présidentielle avant le passage de témoin consentant : "Croisade cherche croisés !!! Si vous croisez des gens qui croivent n'être ni méchants, ni gentils, disez leur bien qu'ils doivent choisir leur camps., le nôtre bien sûr. Tout ceux qui ne seront pas avec nous, seront contre nous. Avis à tous les suisses, athées, agnostiques ou belges : Rejoignez notre armée, devenez un gentil soldat face aux méchants Islamistes arabo-barbaro-barbus-romano noirs."

 

Par HK, Toufik et LH

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:54

 

En ce début d'année 2011, il ne fait décidément pas bon être dictateur arabe. Après Ben Ali, et Moubarrak, voilà maintenant venue l'heure de Mouammar Khadafi. Quand on connaît le personnage, on se doute qu'il n'abdiquera pas aussi facilement que ses ex-collègues et amis. Aussi, on n'est malheureusement pas surpris d'entendre son fils menacer de « faire couler des rivières de sang » en Lybie. Et, on peut être sûr qu'il tiendra parole.

Et pourtant, il semble acquis que la révolution libyenne de 2011 aura bien lieu. Elle se paiera au prix fort, mais elle ne s'arrêtera pas en chemin. Il n'y aura pas de 43ème année de règne pour le Colonel, ni même de première année pour son fils.

Mouammar Khadafi ne battra pas le record de longévité dictatoriale africaine encore détenu par Omar Bongo. Il en était pourtant si proche. Encore quelques semaines, quelques jours, et il battait le record. Zut !!! Et son fils, le pauvre, lui qui avait pourtant attendu sagement toutes ces années, ne pourra pas succéder  à Papa, comme a pu le faire avant lui Ali Bongo.

La Famille Bongo mène donc 2 à 0 face à la famille Khadafi. Et, pour fêter sa victoire, Ali Bongo se fait recevoir aujourd'hui même, et en grandes pompes, par Le Président français. Il faut dire que Sarko est un véritable ami de la famille. D'ailleurs, après son élection, le premier chef d'Etat que Nicolas avait appelé n'était autre que Bongo père. Pour le remercier de son aide...  

Ah, qu'elle est belle la diplomatie française !!! Qu'ils sont beaux nos dirigeants, qui ne cessent de s'afficher aux côtés des plus grands dictateurs; et de « copiner » avec eux. D'où cette question existentielle : Peut-on se dire démocrate quand on est soi-même l'ami des dictateurs ?

Sarko est en train de perdre tous ses petits copains au Maghreb, à cause de ces maudits peuples qui aspirent à la « démocratie ». Et, comme si ça ne suffisait pas, le cours du baril de pétrole flambe. Juste au moment où la croissance commencer à revenir. Ils font vraiment chier ces arabes !!! En privé, le Président français fulmine : « donnez-leur la démocratie, vous verrez, ils vont élire les barbus, et on regrettera tous les Ben Ali, les Moubarrak et les Khadafi ».

Sarko aurait pensé un temps à monter un mouvement de protestation en reprenant le célèbre slogan « touche pas à mon pote »; mais, même si il regrette secrètement le « bon vieux temps des colonies », mais il ne peut malheureusement rien faire contre toutes ces révolutions. Il peut juste espérer que ces révoltes n'arrivent pas jusqu'au Gabon, parce que là, sinon, il va commencer à se sentir bien seul.

Enfin, il lui restera toujours Poutine et Berlusconi. Et, si cela ne lui suffit pas, il finira bien par se trouver de nouveaux amis en France. Des gens avec qui s'allier pour faire face à la menace des « barbus ».

En voilà une belle idée : un gouvernement d'unité nationale, Sarko, main dans la main avec Marine, pour faire face aux envahisseurs. Sarkoman et Wonder-womarine qui unissent leur force pour combattre super-Laden et son armée de mutants poilus du menton.

Au diable les révolutions populaires qui se propagent à travers le maghreb et qui toucheront bientôt toute l'Afrique. Au diable l'espoir et le souffle de démocratie que nous pourrions partager avec tous ces peuples. L'invasion des barbus, voilà le seul vrai sujet de débat qui intéresse Sarkozy. Un débat qui à la hauteur de notre Président, c'est à dire, au ras des pâquerettes. Un débat à la hauteur des slogans du Front National, c'est à dire plus bas que tout.

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 08:32

 

Il y a un tout juste un an, avec des camarades "militants", nous nous étions rendus au Caire, pour participer à la Freedom March, qui aurait dû nous permettre d'entrer à Gaza. Nous étions peut-être 400 français, parmi près de 2000 internationaux,  venus des USA, d'Italie, d'Irlande, d'Inde, d'Afrique du sud...

Malheureusement, en ce mois de décembre 2009, nous n'avons jamais pu quitter les rues du Caire. Un véritable blocus s'était mis en place à notre égard pour nous empêcher même d'approcher un quelconque "poste frontière". Les dispositifs de contrôles se multipliaient aux différentes sorties de la ville, nous étions, disons, "cernés". Les bus que nous avions réservés ne sont jamais venus nous chercher; d'ailleurs toutes les compagnies avaient reçu ordre de ne pas nous déposer où que ce soit, si ce n'est à l'aéroport. 

Je me souviens de ces mots d'un officier égyptien qui nous invitait, plutôt que de manifester, à "visiter cette magnifique ville du Caire". 

Pour ce qui concerne la délégation française dont nous faisions partie, nous avons été, tout simplement, assigné à résidence sur les trottoirs de l'ambassade de France, durant près d'une semaine. Avouons que cette mésaventure nous est arrivée suite à un sitting de protestation sur une des plus grandes avenus du Caire, où nous avions bloquer la circulation durant plus de deux heures.

Etait-ce de bonne guerre de la part des autorités égyptiennes ? Je ne sais pas. en tout cas, nous étions bel et bien engagés dans une bataille qui mettait en cause l'implication du Régime dans le blocus imposé à la Bande de Gaza, et ce, sans aucun fondement légal ni juridique, donc, de façon totalement arbitraire.

il fallait voir notre campement de fortune improvisé où nous "cohabitions", finalement, entre gens bien différents, mais tous unis par cette mobilisation pour ce qui nous semblait être simplement la justice, et la droit. Notre périmètre de vie était délimité par des barrières, bien gardé par un cordons de Policiers qui se relayaient nuits et jours. Nous étions, "en sécurité". Attention, ce n'était pas la garde présidentielle. Il s'agissait des "petits policiers", des jeunes, parfois même très jeunes, issus du "petit" peuple, comme nous, et payés une misère. A vrai dire, ces policiers étaient visiblement "de notre côté". Ils nous faisaient souvent des signes de sympathie secrets, en faisant bien attention à ne pas être vu par leurs chefs. Parce que, derrière eux, sur le trottoir d'en-face, il y avait bien les officiers, et même les "officieux" en civil, mais matraque à la main : les "durs" de Moubarrak veillaient au grain.

Parmi nous, il y avait une personnalité très célèbre en la personne de Monseigneur Gaillot, qui nous distillait, chaque matin, et sur commande, sa pensée du jour. je les ai noté toutes notées sur un bloc-note qu'il faudrait que je retrouve un jour. Mais je garde celle-là bien en mémoire : "Demain est à faire".

Et puis, il y avait aussi une paire de saltimbanques, dont Hacène, Abdel, Saïd, Jeoffrey, Naili et moi-même. D'ailleurs de cette mésaventure, il m' est restée une petite chanson, un petit air que l'on fredonnait pour se redonner le sourire; un petit slogan, pour l'occasion : "assigné à résidence, devant l'ambassade de France". 

Et Monsieur l'ambassadeur dans tout ça ? Eh bien, figurez-vous qu'il a eu l'immense générosité (sic) de nous mettre à disposition ses toilettes ;-) Tous les jours, on pouvait voir cette file d'attente ininterrompue devant l'ambassade; et le garde qui répétait sa procédure de sécurité inlassablement. On ouvre la première porte, on attend dans le sas que la porte se referme. On ouvre la seconde porte. On attend. Etc... En parlant de procédure, en voilà une, indigne, qu'avait prise l'ambassade au matin du deuxième jour : "demander son passeport français à quiconque voudrait profiter des toilettes de l'ambassade". Et, comme, il y avait, parmi nous, quelques étrangers, ils n'avaient tout simplement pas le droit d'aller aux toilettes. C'est toujours la même histoire... J'ai eu honte, quand j'ai vu certains membres de notre "délégation" jouer le jeu de l'ambassade, montrant ainsi leur passeport "français", je nous revois, criant vainement, "ne montrez pas votre passeport. Rangez le. Ne rentrez pas dans ce jeu".

Ce problème a finalement été vite pris en main et réglé par la voie "diplomatique", mais ce petit épisode, montre bien que la solidarité est un combat de chaque instant. 

Quoi qu'il en soit, ça aurait été quand même une sacrée défaite si nous en étions résté là, sur ce bout de trottoir. Nous étions quand même venu pour une marche de solidarité internationale. Au bout de 2-3, le dispositif de sécurité autour de nous s'était bien assoupli. Nous gardions toujours notre campement, mais nous pouvions en sortir. Aussi, un rassemblement international avait été prévu pour le 31 décembre. Devant le musée si je me souviens bien. 

Enfin ! nous allions être tous réunis pour une marche, symbolique, car nous avions compris depuis longtemps qu'on ne sortirait pas du Caire. Et là ! aux premières secondes du rassemblement, voilà que les policiers arrivent en masse. Nous étions un bon milliers, et peut-être étaient-ils le double. Mais, cette fois, oubliés les jeunes policiers sympas. Les molosses étaient de sortie. Très vite, on s'est fait chargés, ramassant quelques bons coups sur la tête au passage. Puis, on a été amenés par la force sur le trottoir. Dans la "bagarre", j'y ai laissé mon beret fétiche, celui qui m'accompagnait depuis bien des années. Alors, comme dans une sorte de troc sympathique, j'ai récupéré un écusson de policier égyptien, que je garde chez moi, comme un souvenir, comme un trophée, comme une consolation.

Bref, nous étions, de nouveau, assignés à résidence. Mais cette fois, nous étions bien "ensemble", par-delà les nations.

Les premiers moments furent ceux des chants et slogans de protestations. Quel bonheur d'entendre la délégation américaine entonner un "We shall overcome", bientôt suivie par tous. Ensuite, une sorte d'Assemblée Générale s'est improvisé, où chaque délégation prenait la parole. Un frisson aussi quand ce représentant de la délégation sud-africaine reprit ces quelques mots prononcés un jour par Nelson Mandela ( à qui,au passage, nous souhaitons un prompt rétablissement ), quelques temps après sa victoire sur l'Appartheid : "Nous, sud-africains, ne serons jamais totalement libres, tant que les palestiniens ne le seront pas". Enfin, voilà, ça n'a duré que le temps d'une journée, avant que nous soyons "libérés"; Mais, à ce moment-là, en voyant toutes ces personnes venus des quatre coins du monde, qui "ne lâchaient rien", eh bien, ça faisait juste chaud au coeur. Et ça donnait envie d'y croire, ça nous donnait même presque raison d'y croire.

Et là, un an après, au Caire. Le peuple égyptien semble avoir pris les choses en main, comme avant lui le peuple tunisien, pour mettre un terme au règne de Mubarrak. Et d'autres vont suivre, c'est sûr. Alors oui, nous avions raison d'y croire, ce jour-là dans les rues du Caire. 

Pour finir, je voudrais faire ce petit clin d'oeil au Ministère des Affaires Populaires. En reprenant un extrait de notre chanson un air de révoution, pour le coup, un peu prémonitoire, et tant mieux : 

" Sens tu comme un parfum de révolution qui flotte dans l’air ?

Par delà les nations, la révolte est planétaire.

Ça ne sent pas la rose, non, ça sent plutôt le souffre.

De ces moments de l’histoire où la roue tourne jusqu’à t’en couper le souffle !

 

Vois tu un à un, tous ces peuples opprimés qui se soulèvent ?

Ça n’est peut-être qu’un début, mais ne pense pas que tout cela n’est qu’un rêve.

Quoi qu’ils en disent, ça n’sent pas bon pour nos rois et pour nos reines.

Ça ne sent pas bon pour ceux jusqu’à aujourd’hui tenaient les rênes.

 

Ressens tu comme un air de déjà vu car l’histoire sans cesse se répète !?

D’une manière ou d’une autre, ceux qui prospéraient hier, demain y laisseront leur tête.

Dirigeants malfaisants, barons de la finance, gros bonnets de la bourse,

Industriels exploitant la misère humaine comme dans un champs de course.

 

Peut-être qu’après la victoire ceux qui prendront le pouvoir seront les mêmes.

Peut-être qu’on ne pourra jamais rien face à la folie humaine.

Mais puisque nous sommes là, puisqu’on voit, puisqu’on vit sur cette terre.

Marchons la tête haute, soyons combattants, soyons révolutionnaires.

 

« Comme un parfum de révolution qui flotte dans l’air,

comme un souffle de révolte : révolution planétaire.

Comme un parfum de révolution qui flotte dans l’air,

comme un air de révolte, à l’échelle planétaire. »

 

 

 

 

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